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Je ne savais pas que la  progestérone et l’œstradiol – noms relativement barbares – étaient responsables de l’apparition de ces moelleux coussinets graisseux aux endroits jugés propices du corps féminin, âgé de tout juste treize ans ; et ce, au moment même où les hormones du jeune pré-pubère commencent à se réveiller. La concordance n’est-elle point parfaite ? Les adolescentes passent subrepticement de l’objet du désir maternel à celui du désir charnel… Par chance, Mère Nature m’a façonnée sur la planche d’un pain légèrement rassis ; en somme, difficile à pétrir : je ne suis pénétrée que par un certain Idéal.

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