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Je ne savais pas qu’il allait désormais être interdit de faire sécher son linge aux fenêtres de Béziers, pratique pourtant ancestrale, mais que le récent maire Robert Ménard juge inesthétique et nuisible au pittoresque de la ville (on aurait pourtant espérer d’un homme politique qui, par définition, lave si souvent son linge sale en public, un peu plus de tolérance). La vie ne débordera donc plus des façades, rendues uniformes par l’esprit un brin étriqué dudit maire ; oui, à l’instar des touristes, elles devront rester de marbre. Béziers ne ressemblera plus à la Louisiane, à l’Italie ; il y aura bien un chat, une tortue, des poissons rouges mais il y manquera quelque chose. Tant pis pour le Sud, c’était pourtant bien, on aurait pu vivre plus d’un million d’années, et toujours en été : un jour ou l’autre il faudra qu’il y ait la guerre, on le sait bien.

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