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Je ne savais plus combien était pâle le ciel face à la mer. Ils se regardent l’un l’autre en chiens de faïence, l’écume des flots singée par les nuages au teint porcelaine, tandis que, du haut de mon plongeoir, j’abîme dans l’eau mon regard. Gênée, la mer détourne ses yeux-coquillages et, avant que je ne saute, se retire : elle devient bleu pétrole, c’est sa façon à elle de rougir.

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