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Je ne savais pas que les cœlacanthes, apparus il y a environ quatre cent dix millions d’années, étaient appelés « fossiles vivants » en raison de leur absence d’évolution depuis soixante-cinq millions d’années et, aussi, parce que ces poissons étaient supposés disparus jusqu’en 1938, date où un pêcheur d’Afrique du Sud en trouva un, bel et bien frétillant, dans ses filets. Dérivé d’un mot grec signifiant « épine dorsale creuse », le cœlacanthe aurait un squelette proche de celui des vertébrés terrestres ; bien peu de parenté, en revanche, avec les hominidés et leurs mœurs : après avoir eu vent du châtiment reçu par ce fanfaron devenu illustre en marchant sur l’eau (savant exemple de la disposition humaine à dominer la nature, mais, surtout, de l’antédiluvien besoin d’impressionner la galerie), ils suivirent à la lettre l’adage « Pour vivre heureux, vivons cachés. »

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