107

Je ne sais plus me tenir à carreau. Dans le rectangle hermétique de l’appartement, je me sens prise au piège ; dans l’hexagone, prise de vertiges car dangereusement en roue libre (une fois lancée, je me sais dépourvue de freins). Ne me reste qu’une sphère vide et plane ; un cercle – un cercle, sinon parfait, du moins vicieux, scrupuleusement tracé par mes soins. Au centre de la feuille et de ma vie millimétrées, la mine pointue du compas fait un petit trou : un nombril.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *