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Je ne sais pas quoi faire de mes yeux, moins globuleux que vagulants. Ouverts, ils ne rencontrent que des scènes à glacer le dos de la rétine, et prennent froid ; fermés, ils suffoquent sous la paupière cellophane. A leur contact, tout n’est qu’hybris et montagnes : ils n’ont jamais trouvé de lentilles adaptées à leurs visions pasoliniennes, dont le champ s’étend jusqu’à me perdre de vue. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils n’ont pas le compas dans l’œil en ce qui concerne les proportions, et ce n’est pourtant pas faute d’en courtiser chaque jour la pointe, façon Œdipe.

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