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Je ne savais pas que Georges Perec avait habité au numéro 24 de la rue Vilin. Cette découverte a provoqué en moi une joie enfantine – c’est-à-dire, pure et pleine – et le soulagement de pouvoir enfin démontrer, par A + B, que nous sommes, Georges et moi, par le pouvoir des Chiffres et de la Raison, intrinsèquement liés ; et ce, depuis toujours. En effet, j’ai loué durant plusieurs années l’appartement 24 d’un immeuble pas vilain du tout, et passé mon enfance au numéro 6 d’une rue grenobloise – notons que le chiffre six s’obtient par l’addition d’un 2 et d’un 4. Considérez alors l’incontestabilité des signes ! La logique fait combiner ensemble nos parcours ! Et qu’y puis-je si la petite combine n’est jamais loin de la combinatoire ? (Feuilletez le dictionnaire et vous le constaterez d’ailleurs immédiatement.)

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