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Tu ne savais pas vieillir, tu avais tout juste la peau fripée du nouveau-né : comment, alors, aurait-on pu te prendre, si ce n’est au berceau, et en douceur ? Je t’ai écrit, en[…]

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Je ne savais pas que Louisette était autrefois le surnom de la guillotine. Soit dit en passant, on n’a jamais parlé de diminutif à si bon escient, au vu de l’inévitable diminution[…]

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Je ne sais pas pourquoi mais sais toujours comment : avec les quelques instruments valides dont je suis dotée, je m’offre un petit aperçu de la cruauté.

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Je sais qu’aucun des trois livres que je suis actuellement en train d’écrire n’aboutira un jour – lucidité assez embarrassante, plutôt douloureuse, salutaire peut-être… Imaginez une femme, enceinte de triplés, turgide[…]

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Je sais pourquoi j’ai mal (fait assez rare pour être mentionné) : un ancien voisin, que je n’avais pas croisé depuis un certain temps (ce dont, à dire vrai, je ne me[…]

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Je sais que je ne suis pas Charlie, et ce, bien que je saisisse toute la portée symbolique de la déclaration inverse, mais les mots sont les mots, et suivre n’est pas[…]

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On sait désormais, malheureusement trop en avance, que non, l’année ne sera pas bonne ; et ce, malgré les souhaits, trop polis, si prévisibles, des indéfectibles optimistes. Les meilleurs vœux, d’habitude autorisés[…]

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Je ne savais plus vraiment qui j’étais. Au-dessus de la nappe – déjà tachée par le passage de l’apéritif, et celui, maladroit, des plats – volait une quantité telle de prénoms[…]