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Je sais que je ne suis pas Charlie, et ce, bien que je saisisse toute la portée symbolique de la déclaration inverse, mais les mots sont les mots, et suivre n’est pas être. Je sais, donc, que je ne suis pas Charlie puisque – cruelle, douloureuse, évidence – je n’ai pas, moi, été ravagée par de fanatiques kalachnikovs ; elles n’ont été qu’aperçues à travers l’impassible écran de mon téléviseur, qui, pour la première fois de sa vie d’objet, a eu peur (je l’ai entendu grésiller).

Autre fait ubuesque, pour ne pas dire indécent : la veille, les soldes commençaient quand c’est bel et bien la liberté qui, honteusement, était bradée. Mais sa liquidation totale avant fermeture définitive ? Ça, JAMAIS !

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