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« Je ne sais pas où me cacher. Il le faut pourtant. Je me sens terriblement sale, monstrueuse ; je désire tant m’enterrer, hors de tout paradigme… J’en deviens banale, honteusement triviale, car qui n’a jamais eu envie de disparaître ? Là, rien d’original. Je sens, pourtant, ma structure devenir trop concrète, comme un squelette ; je deviens péremptoire, totalitaire : bientôt je n’aurais plus d’autre choix que de m’abstraire. —  Mais viens, viens au chaud, Pensée, et trouve refuge sous ma velléitaire paupière. »

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