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Je ne saurais retracer le cours des événements : ces derniers temps, je n’ai pas tenu mon journal avec grande assiduité. Aucune trace de ce que j’ai fait, ce qui m’a faite, ce qu’il en est. Plus d’un mois d’ellipse – qu’est-il donc arrivé ? Nous ne sommes pas à jour, non plus dans la nuit ; j’ai simplement oublié l’oubli.

Je l’ouvre là où il m’a laissée, sur la phrase de Florie, une amie : il est intolérable d’oublier la vie. Et de penser que si je n’ai rien retenu depuis, c’est parce que j’avais plutôt vécu.

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