176

On sait que l’on a fait le mauvais choix quand l’autre – rétrospectivement, le bon – nous regarde, la mine défaite. Finalement, en comparaison, le mauvais choix fait meilleure figure ;[…]

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175

Si j’avais su me servir d’un marteau sans me frapper maladroitement le bout des doigts, j’aurais depuis longtemps cloué le bec du spectacle mortuaire qui me fait face ! Il ne[…]

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174

Je ne savais pas qu’un service de tennis pouvait atteindre deux cent soixante-trois kilomètres à l’heure. Les lanceurs de grenades, détestables figues de barbarie, ne sont décidément pas de vrais[…]

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173

Il savait très bien piloter l’avion, là n’était pas la question ; il n’en voyait tout bonnement plus l’intérêt. D’ailleurs, rien n’avait plus d’intérêt, alors, tel l’enfant (ou le chien) qui, une fois[…]

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172

On ne sait pas se choisir, encore moins se le dire. Cependant, d’un commun et tacite accord, nous avons décidé que le doute devait porter sur l’un l’autre – précisément sur[…]

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171

Je ne savais pas qu’une personne lisant au lit était appelée une librocubiculariste. Une preuve, s’il en fallait une, que les diverses positions du lecteur émérite n’ont rien à envier[…]

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170

Il ne savait pas pour qui voter ; vraiment, les bulletins lui tombaient des mains, et à quoi bon ramasser ce qui ne tombera pas plus bas, comme on dit. Il[…]

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169

Je ne sais comment définir l’extrême jouissance, ressentie lorsque j’arrache les particules mortes de mon corps, et principalement ses croûtes, ces petites plaques croustillantes qui, une fois fissurées, laissent s’échapper la[…]

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168

Je ne sais pas si je suis sur écoute, ou épiée par vidéosurveillance, mais, étant donné que les vieux démons ressurgissent systématiquement le jour où la mémoire se résout enfin[…]

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167

Je ne savais pas qu’il existait trente-cinq formes de flocons de neige, les cristaux variant selon la température et l’humidité de l’air. La chair énamourée n’a pas idée de toute[…]

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166

Je ne sais pas ce que le vétérinaire trouve, à cette heure, dans tes viscères ; juste une tumeur, ou bien l’enfer. J’attends interminablement son coup de fil, me perds dans[…]

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165

Je ne savais pas que le MÉOPA était un Mélange Équimoléculaire d’Oxygène et Protoxyde d’Azote, qui permet d’avoir moins mal. Il arrive dans tes narines par un petit tuyau branché[…]

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164

Je ne sais pourquoi Gérard Depardieu était, la nuit dernière, dans mes rêves… mais je ne m’en plains pas : on parlait russe et chapka, je l’appelais Loulou, il me prenait[…]

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163

Je ne sais pas si le texte que je suis en train d’écrire cessera un jour de se contredire, d’à ce point me paraître périmé. A chaque relecture, en effet,[…]

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162

Je ne sais pas pourquoi l’on s’obstine à croire que je ne suis pas sociable ! On doit interroger les mauvaises personnes. Il ne faut pourtant pas se fier aux apparences[…]

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161

Je ne sais pourquoi l’argot change les pieds en panards. J’ai déjà entendu quelqu’un prendre son « panard total » quand il retrouvait son canapé après une dure journée de travail, mais, le[…]

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160

Je ne sais jamais quoi répondre à la question « As-tu fini avec l’aspirateur ? ». Entre nous, peut-on vraiment en finir avec l’aspiration ? Le gourmand compulsif en a-t-il jamais fini avec la boîte de[…]

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159

Je ne sais plus vraiment où j’habite – vraiment plus serait d’ailleurs plus juste : sur la carte, ma position géographique reste introuvable. C’est comme si, à force de rester cloîtrée,[…]

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158

Tu ne savais pas vieillir, tu avais tout juste la peau fripée du nouveau-né : comment, alors, aurait-on pu te prendre, si ce n’est au berceau, et en douceur ? Je t’ai écrit, en[…]

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157

Je ne savais pas que Louisette était autrefois le surnom de la guillotine. Soit dit en passant, on n’a jamais parlé de diminutif à si bon escient, au vu de l’inévitable diminution[…]

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156

Je ne sais pas pourquoi mais sais toujours comment : avec les quelques instruments valides dont je suis dotée, je m’offre un petit aperçu de la cruauté.

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155

Je sais qu’aucun des trois livres que je suis actuellement en train d’écrire n’aboutira un jour – lucidité assez embarrassante, plutôt douloureuse, salutaire peut-être… Imaginez une femme, enceinte de triplés, turgide[…]

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154

Je sais pourquoi j’ai mal (fait assez rare pour être mentionné) : un ancien voisin, que je n’avais pas croisé depuis un certain temps (ce dont, à dire vrai, je ne me[…]

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153

Je sais que je ne suis pas Charlie, et ce, bien que je saisisse toute la portée symbolique de la déclaration inverse, mais les mots sont les mots, et suivre n’est pas[…]

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152

On sait désormais, malheureusement trop en avance, que non, l’année ne sera pas bonne ; et ce, malgré les souhaits, trop polis, si prévisibles, des indéfectibles optimistes. Les meilleurs vœux, d’habitude autorisés[…]

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151

Je ne savais plus vraiment qui j’étais. Au-dessus de la nappe – déjà tachée par le passage de l’apéritif, et celui, maladroit, des plats – volait une quantité telle de prénoms[…]

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150

Je ne savais pas encore, au matin, si j’allais fêter la nouvelle année. Après avoir procédé à une analyse exhaustive, mais non moins méthodique, de l’année passée, considéré ses bienfaits et[…]

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149

Je ne sais guère battre la mesure. Seule la démesure me bat, et à plates coutures ; j’arrache celles de l’uniforme moderne.

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148

Je ne savais pas vraiment quel était le meilleur coup. J’ai tenté la diagonale du fou. Sur cet axe, c’est toujours vert dans le sens des départs ; rouge dans celui[…]

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147

Je ne savais pas que l’Institut du Cerveau et de la Moelle Épinière avait découvert, en 2011, que le degré de dépression d’un individu dépendait de la quantité, présente dans le[…]

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146

Il ne savait visiblement pas où m’entreposer le temps d’accueillir l’imprévu aux talons hauts, qui venait de sonner à sa porte. Il n’attendait personne ; je ne m’attendais pas à cela :[…]

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145

Je ne sais pas pourquoi la vision de cette bouche, quand je pensais m’en être finalement libérée, me fit tant de mal. Il ne s’agissait pourtant que d’une photographie, mal archivée, mais[…]

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144

Je ne sais pas (toujours pas) comment me délivrer du mazout lacrymal qui m’amalgame ; je n’ai plus d’autre source d’énergie que celle qui m’engloutit. Encore un an vole sans ailes, pardi.

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143

On ne sait pas. On croit savoir. On regrette d’avoir su. Et puis, on meurt de… allez savoir ! Quel prodigieux parcours !

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142

Je ne savais pas que le prénom Anatole signifiait « là où le soleil se lève ». C’est durant mes courses au supermarché qu’un bien nommé Anatole m’apprit l’onomastique dudit prénom, non[…]

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141

Je n’ai jamais su pourquoi je tournais à droite quand je voulais aller à gauche (et inversement). Je crois que mes pieds et ma tête doivent de toute urgence entreprendre une[…]

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140

Je ne sais pas pourquoi j’attire tant les vautours. Seule ma carcasse doit combler la faille et la fouille, valoir le détour.

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139

Je ne savais pas que les règles, dans la terminologie hébraïque, renvoyaient à l’idée de séparation – non seulement la séparation avec l’époux, puisque la religion considère, paradoxalement, la femme aussi[…]

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138

Ils ne se savent pas disparus. Dans les rétines des restants, jamais encore, ils ne s’étaient vus si persistants.

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137

Elle ne savait plus quoi dire pour convaincre sa chère mère d’acheter cette jupe haute couture, à moins soixante-dix pour cent, en raison d’un déstockage avant fermeture définitive ! — Mais bien[…]

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136

Je ne savais pas que le flirt venait sans doute du fleuret, cette arme blanche fort utile en escrime, et autres combats de coqs. Par ailleurs, le jeu de l’amour et du hasard[…]

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135

Je ne sais plus ce que je voulais écrire… Mise à part l’histoire d’un cheval qui aurait trotté sur le bout de ma langue – et encore, le souvenir reste[…]

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134

Je ne sais visiblement plus écrire sans la complicité de mon stylo à bile noire, dont la cartouche, toujours prolixe malgré un usage ô combien répété, ne semble vouloir tarir,[…]

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132

Je savais combien la vie pouvait être dure, mais la sentence se confirmait : après m’être risquée à la croquer à pleines dents, me voilà édentée. É-den-tée ! Certes, je n’ai[…]

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Je ne sais pas quoi faire de la pitié. Elle me coûte. Aussi, je la renvoie systématiquement à l’expéditeur, et sans enveloppe prépayée.

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130

J’ai toujours su que j’étais une bonne personne ; toujours… jusqu’à ce que je ne rencontre mon surmoi, drôle de frimousse, drôle de fripouille, qui ne m’aimait pas plus que ça.

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Je ne savais pas que Georges Perec avait habité au numéro 24 de la rue Vilin. Cette découverte a provoqué en moi une joie enfantine – c’est-à-dire, pure et pleine[…]

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Je ne savais pas que le monde et moi pouvions présenter, après rapide observation, le même diagnostic, à quelques nuances près : multiples récidives de larmes blanches, énergie au chômage, accidents de[…]

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Ils ne savaient pas, ces amoureux des bancs lubriques, qu’ils s’embrassaient rue du Béguin, et que leur présumé grand amour n’en était qu’un, un de plus parmi ceux de l’été[…]

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