139

Je ne savais pas que les règles, dans la terminologie hébraïque, renvoyaient à l’idée de séparation – non seulement la séparation avec l’époux, puisque la religion considère, paradoxalement, la femme aussi[…]

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138

Ils ne se savent pas disparus. Dans les rétines des restants, jamais encore, ils ne s’étaient vus si persistants.

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137

Elle ne savait plus quoi dire pour convaincre sa chère mère d’acheter cette jupe haute couture, à moins soixante-dix pour cent, en raison d’un déstockage avant fermeture définitive ! — Mais bien[…]

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136

Je ne savais pas que le flirt venait sans doute du fleuret, cette arme blanche fort utile en escrime, et autres combats de coqs. Par ailleurs, le jeu de l’amour et du hasard[…]

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135

Je ne sais plus ce que je voulais écrire… Mise à part l’histoire d’un cheval qui aurait trotté sur le bout de ma langue – et encore, le souvenir reste[…]

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134

Je ne sais visiblement plus écrire sans la complicité de mon stylo à bile noire, dont la cartouche, toujours prolixe malgré un usage ô combien répété, ne semble vouloir tarir,[…]

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132

Je savais combien la vie pouvait être dure, mais la sentence se confirmait : après m’être risquée à la croquer à pleines dents, me voilà édentée. É-den-tée ! Certes, je n’ai[…]

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Je ne sais pas quoi faire de la pitié. Elle me coûte. Aussi, je la renvoie systématiquement à l’expéditeur, et sans enveloppe prépayée.

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J’ai toujours su que j’étais une bonne personne ; toujours… jusqu’à ce que je ne rencontre mon surmoi, drôle de frimousse, drôle de fripouille, qui ne m’aimait pas plus que ça.

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129

Je ne savais pas que Georges Perec avait habité au numéro 24 de la rue Vilin. Cette découverte a provoqué en moi une joie enfantine – c’est-à-dire, pure et pleine[…]

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Je ne savais pas que le monde et moi pouvions présenter, après rapide observation, le même diagnostic, à quelques nuances près : multiples récidives de larmes blanches, énergie au chômage, accidents de[…]

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127

Ils ne savaient pas, ces amoureux des bancs lubriques, qu’ils s’embrassaient rue du Béguin, et que leur présumé grand amour n’en était qu’un, un de plus parmi ceux de l’été[…]

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Je ne savais pas que les insectes étaient divisés en deux familles distinctes : les ptérygotes (avec ailes) et les aptérygotes (sans ailes), ces derniers se divisant eux-mêmes en de multiples[…]

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Je ne savais pas que l’axiome de Lavoisier, selon lequel « rien ne se crée et rien ne se perd, tout se transforme », n’était, en réalité, que la reprise de la[…]

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Ils ne savaient pas si se revoir était une bonne idée : le déluge de pleurs, les cris électriques et les injures acides du matin même n’étaient guère de bons présages pour[…]

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Ils ne savaient pas où allait les conduire ce charmant autocar – spécialement réservé à leur seul usage, par les soins du prodigue gouvernement –, jusqu’au moment où ils purent lire,[…]

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Je ne savais pas que simple, triomphe, quatorze, quinze, pauvre, meurtre, monstre, belge, goinfre et larve donnaient bien du fil à retordre aux poètes à cheval sur les principes, puisqu’ils[…]

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Je ne savais pas qu’en Afrique du Sud l’on trouvait deux fois plus de lions en captivité que de lions libres (ce qui, dans un monde qui tournerait rond, aurait[…]

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Je ne savais pas que « faire un bébé lotus » consistait, pour la mère, à garder le cordon ombilical relié au nombril du bébé – le temps qu’il se dessèche et tombe[…]

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Je ne sais pas non plus quoi faire de mes bras. Ils sont souvent ballants – ce qui facilite nettement les strikes au bowling –, et relativement longs, parfaitement adaptés[…]

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117

Je ne sais pas quoi faire de mes yeux, moins globuleux que vagulants. Ouverts, ils ne rencontrent que des scènes à glacer le dos de la rétine, et prennent froid ;[…]

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116

Je ne sais pas si je dois y aller. Alors, je tue la fougueuse Hypothèse qui m’a bien trop de fois désarçonnée. Je devais me venger. Seul le parcours d’obstacles est[…]

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On ne sait plus quoi inventer pour faire vendre. Tandis qu’en vain, je cherchais un classique rouge à lèvres carmin, je découvris qu’appeler un chat un chat n’était plus suffisamment[…]

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114

Je ne savais plus que j’avais conservé, dans la malle peu hermétique de dessous mon lit, infiltrée par d’inquiétants moutons et quelques autres monstres finalement apprivoisés, toutes les décorations des[…]

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Je ne sais pas comment éponger ses sanglots sans m’en imbiber dangereusement ; ces sanglots dont les cristaux de sel se sont inopinément glissés entre les deux tours solennels du moulin à[…]

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112

Je ne savais pas que l’on pouvait désormais connaître l’âge biologique de son organisme grâce à une simple prise de sang mesurant les télomères, de petits capuchons qui protègent nos[…]

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111

On sait, depuis Aristote, que la nature a horreur du vide ; mais qu’en est-il de la petite nature (que je suis, que nous sommes tous, peut-être…) ? A-t-elle peur d’un petit vide, ou[…]

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110

Je ne savais pas qu’un doppelgänger était, selon la terminologie allemande, le double (bien souvent imaginaire, et parfois maléfique) d’une personne. Et dire que, durant toutes les années où ces Saint-Bernards aux[…]

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109

Il ne savait pas comment dépeindre ce tragique événement, ni comment donner le plus de précisions possible sans friser l’indécence. Heureusement, il n’était pas le seul dans cette galère, et[…]

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107

Je ne sais plus me tenir à carreau. Dans le rectangle hermétique de l’appartement, je me sens prise au piège ; dans l’hexagone, prise de vertiges car dangereusement en roue[…]

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106

Je ne savais pas ce que j’allais devenir. Je me suis donc vite cernée de noir, au cas où je puisse déborder du cadre que j’avais fixé, et échapper à[…]

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105

Je ne savais pas quoi t’offrir. Il fallait bien, pourtant, te remercier d’être née, mais rien n’était assez sublime pour te soulever, suffisamment solide pour te faire descendre, correctement empaqueté[…]

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104

Je ne savais pas que les vêtements à rayures, initialement marques d’exclusion, n’étaient portés au Moyen Âge que par les parias de la société – jongleurs, bagnards, hérétiques… Cette symbolique[…]

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Je ne savais pas que l’Optimist était un petit bateau, plus précisément un dériveur d’initiation, inventé en 1947 par Clark Mills. Depuis ma terrasse languedocienne, j’entendis un enfant crier Je veux[…]

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102

Il ne savait pas comment s’exprimer, d’où venait sa roideur ; de fait, il préférait le silence au bégaiement, aux plaintes et aux redites. Il y tenait, à cette bride le[…]

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101

Elle ne savait pas comment accueillir tant de baigneurs, la mer. Elle redoutait, déjà, la pellicule opaque des crèmes solaires de tous indices qui recouvrirait bientôt sa surface limpide, jusqu’à[…]

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100

Il ne sait que dire, ni que faire ; il fait de ses demains une prière, et prie hier d’avancer.

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99

Je ne savais pas que j’étais partie de si loin, comme née en moins. Bien du chemin me reste à parcourir avant d’atteindre les valeurs positives.

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98

Je ne savais pas que les poissons volants, libellules des mers chaudes, volaient – jusqu’ici, rien d’exceptionnel étant donné leur dénomination ; qu’ils volaient, donc, sur une extraordinaire longueur, de trente[…]

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97

Je ne savais pas que le cycle des douze signes du zodiaque chinois était le fruit d’une course entre animaux ; course organisée, selon les sources, par L’Empereur de Jade, ou[…]

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96

Il ne la savait pas amoureuse, ne se savait pas amoureux. Lui, était plutôt heureux.

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95

Elle ne savait pas me punir (j’apprendrai, plus tard, que l’on n’est jamais mieux servi que par soi-même). C’est pourquoi, après bien des tentatives pour la mettre hors d’elle-même, ma mère,[…]

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94

Je ne savais pas quoi faire d’aujourd’hui ; je n’en fis rien. Malheureusement, la réciproque n’était pas vraie. Aujourd’hui ne savait pas non plus quoi faire de moi, mais eut davantage[…]

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Je ne savais pas que l’acharnement du mauvais sort avait été théorisé par la Loi de Murphy, qui s’intéresse, entre autres, à La Tartine Beurrée (elle tombera toujours du mauvais[…]

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92

Je ne savais pas que l’on était déjà fin juillet. Bon sang, mais combien de temps ai-je eu le dos tourné ? Pourtant, juste le temps de regarder, au mur, le[…]

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Ils ne savaient pas que le parfait petit enfant aryen en couverture du Soleil dans la maison, seul journal autorisé durant l’autoproclamé lumineux troisième Reich, se prénommait Hessy Taft, et qu’elle était juive.[…]

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On ne sait plus pourquoi ils se tuent (l’ont-ils déjà su eux-mêmes ?) ; c’est devenu une habitude, une tradition qui se transmet de génération en génération, comme celle du[…]

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